Prendre les loups pour des chiens

Prendre les loups pour des chiens

Hervé Le Corre

Rivages

  • par (Libraire)
    12 mai 2017

    Roman noir


  • 2 mai 2017

    roman noir

    Comment dire ? Comment vous donner envie de découvrir ce roman noir à l’écriture acérée. Même les répétitions participent au rythme du texte.
    Comment vous expliquer l’ambiance qui ne vous lâche pas ; cette chaleur écrasante qui colle à la peau des personnages ?
    Comment vous dire les personnages tout droit sortis d’un roman de Zola qui serait écrit au 21e siècle : la misère, les petits trafiques (et les gros qui vous dépassent), la folie, la maternité non assumée, la prison, les bagnoles, la bière en canette, la violence et la torture.
    Et cette petite fille, Rachel, qui ne parle pas mais qui a tout compris.
    Pauvre personnage principal, embringué dans une histoire qui le dépasse, lui qui voulait seulement revoir son frère.
    Et les chiens, menaçants mais n’attaquant jamais.
    Un petit bémol tout de même (ou plutôt deux) : la rédemption du père (à la limite), et la fin en presque happy end.

    Monsieur Le Corre, j’avais beaucoup aimé un de vos précédents romans Avant la guerre. Avec cette lecture, vous confirmer pour moi l’essai. Mais je vais me laisser tout de même le temps de reprendre ma respiration avant de me plonger dans un autre de vos précédent roman.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de la scène de meurtre des parents de Jessica. Quand on sait qui a fait le coup….

    http://alexmotamots.fr/prendre-les-loups-pour-des-chiens-herve-le-corre/


  • par (Libraire)
    4 avril 2017

    Bienvenue dans l'ultranoir !

    Franck sort de taule. Il va vivre chez les parents de Jessica, la copine de son frère Fabien.
    Dès le départ, on sent que tout va déraper tant est bizarre cette famille avec laquelle Franck doit cohabiter pendant l'absence de son frangin : le père qui magouille, la mère qui le met mal à l'aise, Jessica qui est une junkie, et sa fille Rachel, qui ne parle pas... Et il y a cette chaleur étouffante qui ne finit jamais, et qui envahit l'écriture, une écriture au cordeau.
    Voici Hervé Le Corre dans une veine très noire et cela lui va bien, le monsieur sait utiliser les codes du genre tout en les mettant à sa sauce et en menant le lecteur par le bout du nez !


  • par (Libraire)
    28 février 2017

    Conseillé par Lucie

    Franck sort de prison. Il vient d’y passer les cinq dernières années de sa vie. Cinq car il n’a pas voulu balancer son compagnon de braquage qui n’est autre que son frère, Fabien. À sa sortie, son aîné a tout prévu. Franck va loger dans une caravane située dans le jardin des parents de la petite amie de Fabien qui ne peut l’accueillir car il est parti régler un dernier business en Espagne. Écrasé par la chaleur, Franck se rend compte que tout ne tourne pas rond dans cette famille. Entre un père magouillant avec le Gitan, une mère hurlant tout le jour et Jessica qui semble être plusieurs personnes en une… Seule la petite Rachel va s’attacher à lui.

    Dans cette ambiance de plus en plus étouffante, emplie de haine et de mensonges, Fabien va être confronté à la vérité bien malgré lui. Hervé Le Corre nous dévoile un excellent roman noir dont on ne sort pas indemne


  • par (Libraire)
    9 février 2017

    Un homme sort de prison. Il vient de purger une longue peine pour un gros casse qu'il a fait avec son frère, Fabien, qu'il n'a pas dénoncé, qui est resté en liberté en gardant le magot. C'est Jessica, la compagne de Fabien qui vient chercher Franck et l'emmène dans une maison isolée, au sud de Bordeaux, où vivent ses parents et Rachel, sa petite fille mystérieuse et peu loquace. Mais Fabien n'est pas là, il serait en Espagne "pour affaires".
    Très vite, on aurait envie que Franck se barre tellement cette famille est toxique. Jessica peut devenir violente, assoiffée de sexe, sujette à des crises qui la font replonger dans la drogue. La mère est grincheuse, hostile, taiseuse. Le père trempe dans des magouilles avec un gitan pour lequel il retape des bagnoles. El il y a un chien qui pourrait être dangereux.
    Dans cette région de forêts de pins qui s'étendent sans fin et les isolent, l'atmosphère est glauque, poisseuse, sombre, les personnes sont mauvaises, les non-dits nombreux et les intentions peu avouables. On pressent des drames...
    Franck fait l'amère expérience d'un sortant de prison qui pense retrouver son frère, la liberté, le grand air, qui va échapper à la promiscuité de la cellule et qui est piégé par une famille qui attend sans doute de lui ce qu'il ne peut leur donner parce qu'il ne l'a pas. Le roman démarre doucement, le temps que les gens s'observent, se découvrent un peu, le temps que le lecteur prenne la mesure du piège dans lequel est tombé Franck qui prend les gens pour ce qu'ils ne sont pas. Hervé Le Corre prend le temps de brosser le tableau d'une délinquance médiocre, violente, où l'on tabasse à mort pour un mauvais regard. Puis les événements s'accélèrent. Franck subit l'enfermement dans ce milieu qui le piège, dans la relation avec cette femme bipolaire qui le fascine et l'attire, dans le besoin de retrouver son frère. On tremble alors pour Rachel, cette gamine qui prend les coups de sa mère, qui ne dit rien ou presque rien, à qui il pourrait arriver le pire, si ce n'est déjà fait.
    Alors Franck pourra-t-il sortir de cette spirale de violence, de méfiance, de malhonnêteté ? Peut-être à la fin, le lecteur décidera-t-il que c'est possible...
    C'est donc un roman d'une extrême noirceur que nous offre Hervé Le Corre. Il faut accepter la lenteur du début pour assister à l'emballement spiralaire des événements. Même si rien dans l'histoire n'est vraiment imprévisible par le lecteur, c'est un roman très bien construit, avec une intrigue qui ne se découvre qu'aux toutes dernières pages. L'écriture est de qualité et son 'efficacité oblige à la frayeur.


  • par (Libraire)
    6 février 2017

    En sortant de prison, Franck est bien décidé à ne pas y retourner. Tout ce qu’il veut, c’est retrouver son frère Fabien. Malgré lui, il se retrouve mêlé aux histoires pas très nettes de Jessica la petite amie de Fabien. Hervé Le Corre crée petit à petit une tension qui n’en finit pas de monter dans ce roman noir aux personnages complexes. Envoûtant !
    Valérie


  • par (Libraire)
    4 février 2017

    Prendre des loups pour des chiens

    Franck sort de cinq ans de taule.
    En sortant, il espérait retrouver son frangin, Fabien, pour lequel il a plongé. Il espérait aussi retrouver son magot. Or, l'un et l'autre sont aux abonnés absents le jour de sa sortie : c'est Jessica, la petite amie de son frère qui vient le chercher. Elle lui explique que Fabien est en Espagne pour le « bizness » et qu'il ramènera le grisby à son retour. En attendant, Franck va devoir vivre dans la famille de Jessica et rendre service comme il peut. Mais pas facile pour Fabien de rester sagement à attendre entre Jessica qui a le feu aux fesses et qui empile les emmerdes comme on entasse les bûches en prévision de l'hiver, le père magouilleur qui l'emmène dès que possible jouer les gros bras, la mère alcoolique qui le hait avant même qu'il mette un pied dans cette maison, le chien agressif qui n'arrive pas à distinguer les gentils et les méchants, et la gosse de sept ans qui ne parle pas et joue à se noyer au fond de sa piscine pour enfant... Fabien se dit qu'au moins en taule, il savait comment agir, comment s'en sortir !
    Dans ce nouveau roman, Hervé Le Corre revient sur un classique du roman noir : le gars qui sort de taule et qui ne veut pas y retourner mais qui doit faire face à un milieu qui ne peut que le faire replonger. Hervé Le Corre reprend une situation archi-classique de littérature noire pour revenir à la quintessence du roman noir afin de rendre hommage au genre mais surtout de le dynamiter ! Et c'est bien ce que fait Le Corre qui vous endort petit à petit en vous faisant croire que vous avez déjà lu cette histoire cent fois et vous arnaque à la dernière minute !
    Lecteurs, partez prévenus : ce qui vous lisez vous induit autant dans le doute qu'il vous guide dans votre lecture. Et c'est tout le talent d'Hervé Le Corre, l'actuel maître du roman noir français : construire deux récits, l'un dissimulant l'autre et flouant le lecteur, pour son plus grand plaisir.


  • par (Libraire)
    26 janvier 2017

    Contrairement à ce que d'aucun dirait, Bordeaux n'est pas une ville chaleureuse, mais une belle endormie qui ne livre pas facilement ses secrets. Hervé Le Corre a certainement gardé cela en mémoire de son enfance passée dans un quartier populaire de Bordeaux.
    L'intrigue tient en quelques lignes et finalement il ne se passe pas grand chose. Et pourtant c'est dans ce pas grand chose que se tient tout le talent d'Hervé Le Corre, dans cette observation minutieuse du milieu ouvrier, dans la description de ses personnages ahuris ou impitoyables. Tout cela servi par un style sec, nerveux et acide.
    Hervé Le Corre est un des meilleurs auteurs de polar actuel, il rejoint les Ron rash et autres Larry Brown...


  • par (Libraire)
    20 janvier 2017

    L'été meurtrier

    Un roman à l'atmosphère moite et étouffante comme une journée de canicule.
    Une intrigue qui ne desserre jamais son étreinte tout au long de ses 450 pages.
    Magistral !
    `


  • par (Libraire)
    18 janvier 2017

    Coup de coeur de Rémi

    Quand Franck sort de taule après cinq ans, il s'attendait au moins à ce que son frangin Fabien (et complice du braquage qui lui a valu la peine...) vienne le chercher à la sortie.

    A la place, c'est la compagne de Fabien, Jessica, qui s'y colle. Et qui l'allume carrément... Elle le conduit chez ses parents, hostiles vulgaires, méfiants, chez lesquels elle vit avec sa fille Rachel, mutique, fuyante, timide, étrange.

    Tout ce petit monde toxique tourne autour d'un Franck tourmenté et paumé. Et ces questions : Que cache cette famille de timbrés ? Pourquoi Fabien n'est pas là ?

    Hervé Le Corre est un magicien. D'un rien, il tisse un univers maussade et tendu, tout chargé de violence et de tension.
    Un roman noir épatant, à découvrir sans attendre !


  • 15 janvier 2017

    Un roman magnétique

    Franck, 25 ans, vient de purger six ans ferme pour un braquage. A sa sortie de prison, il pleut, les abords sont déserts. C'est Jessica, la copine de son frère et complice, qui passe le chercher. A sa manière à lui de ne pas trop la regarder, à sa manière à elle de lui parler, on sent vite l'affaire mal engagée.

    L'économie de mots, c'est tout l'art d'Hervé Le Corre. Dans « Prendre les loups pour des chiens », son onzième roman et le sixième chez Rivages, l'auteur d'« Après la guerre » installe d'emblée une atmosphère poisseuse, viciée, qui écrase cet ex-taulard dont la lucidité égale son indécision, et la frustration ses espérances.

    **Enfermé, même dehors**

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    11 janvier 2017

    Condamné après un braquage, Franck n'a pas balancé son frère et complice. A sa libération, il rêve de retrouver son frangin et la rondelette somme que Fabien a emporté, lui qui a échappé aux flics. Mais le frérot est en Espagne et c'est sa copine Jessica qui vient le chercher. Dès lors, rien ne se passera comme prévu.

    Après Gagner la guerre, Hervé Le Corre signe à nouveau un bijou du roman noir français, celui de la survie par les petits trafics, de la désillusion comme seul horizon, de l'impossibilité d'en sortir. Noir c'est noir.