Frère d'âme

Frère d'âme

David Diop

Le Seuil

  • par (Libraire)
    5 mars 2019

    (...) Avec une écriture poétique, David Diop nous contraint à le suivre dans la description de la barbarie de la guerre, dans la boue des tranchées et le sang des soldats morts, dans les massacres inutiles, dans l’inhumanité du gradé qui sait qu’il envoie ses hommes à la mort, dans différentes formes de rébellion – mentale ou refus d’obéir et de combattre, dans les séquelles et traumatismes psychologiques, dans le dédoublement névrotique de soi.
    En faisant la guerre, sa guerre, Alfa redevient le sujet de son histoire qu’il raconte à sa façon, avec ses mots, son rythme, son âme. Ainsi David Diop redonne leurs voix à ces milliers de Sénégalais que la France a envoyé faire une guerre qui n’était pas la leur.
    Ce roman est beau à l’excès, violent, sanglant, poignant, halluciné et hallucinant, dérangeant.


  • par (Libraire)
    23 février 2019

    Un roman d'une grande originalité à la première personne. Au-delà de la guerre, le livre souligne surtout les différences culturelle que vit Alfa, tirailleur sénégalais en 14/18. De belles pages sur ces souvenirs en Afrique. A découvrir !


  • par (Libraire)
    21 janvier 2019

    Frères d'âme mais frères d'armes également, Alfa et Mademba vivent l'horreur et la violence des tranchées, lors de la première guerre mondiale. À la mort de Mademba, Alfa sombre dans une folie pure et désespérée.

    Un roman court mais choc, dont on ne ressort pas indemne.

    À découvrir.


  • par (Libraire)
    9 janvier 2019

    Un tirailleur sénégalais

    Comment passe-t-on de la folie guerrière à la folie meurtrière ? David Diop dessine avec Frère d'âme une plongée crue dans les abîmes de l'âme du poilu de 14-18. Celui-là était tirailleur sénégalais. Mais les "toubabs" blancs étaient-ils plus humains ?


  • par (Libraire)
    24 décembre 2018

    Coup de coeur de Sophie

    Alfa et Mademba sont deux jeunes « frères » sénégalais qui se trouvent plongés dans l'enfer des tranchées. Le second éventré supplie son copain d'abréger ses souffrances mais Alfa en est incapable …
    Rongé par la culpabilité ce dernier sombre dans la folie et se jette à corps perdu dans la « boucherie »
    Dans ce deuxième roman l'auteur nous propose avec un style poétique un cri qui nous traduit les pensées intimes de ce soldat qui pour pouvoir « survivre » commet des atrocités ….
    En cette année de commémoration du centenaire de l’armistice de 1918, ce livre est original et bouleversant d'abord car il aborde l'importance du rôle souvent négligé des
    « tirailleurs sénégalais » dans le conflit, et surtout il nous dévoile de l'intérieur les sentiments et les traumatismes vécus par tous
    les soldats au cours de cette « der des ders ».
    Editions Seuil


  • par (Libraire)
    8 décembre 2018

    LES TIRAILLEURS SENEGALAIS MIS EN LUMIERE

    Alfa Ndiaye et Mademba Diop, deux tirailleurs sénégalais à la guerre de 14-18. Le second est tué, celui qui reste ne supporte pas la perte de son ami et plus que frère ; ils sont partis ensemble du Sénégal en s'engageant pour la France et pouvoir revenir comme des héros! Donc il va tuer 7 "Boches" et rapporter dans la tranchée 7 mains droites et le fusil avec. Son supérieur décide de le muter à l'arrière, ne voyant pas d'un bon oeil cette manie et surtout que fait-il de ces mains? Alfa hospitalisé à L'Arriére avec un médecin et sa fille va se remémorer sa vie au Sénégal avec Mademba , sa famille,ses coutumes, sa 1ére fois avant de partir à la guerre.. . Récit très attachant sur l'histoire de ces soldats trop longtemps ignorés de l'Histoire officielle. Marc.


  • par (Libraire)
    15 novembre 2018

    Alfa et Mademba sont « plus que frères ». Loin de leur pays, de leurs traditions, de la belle Fary, ces deux hommes sont plongés dans la violence indescriptible des tranchées. Plus qu’une description de la guerre, plus qu’un portrait des tirailleurs sénégalais, ce roman magnifique est avant tout l’histoire d’un homme face à sa folie. Roman d’une grande justesse avec une écriture maîtrisée.
    Delphine


  • 11 novembre 2018

    A la vie, à la mort

    David Diop publie un roman poignant sur la Grande Guerre, le roman d’une humanité perdue et retrouvée au cœur de l’horreur, à travers l’histoire de deux amis inséparables, tirailleurs sénégalais séparés par la mort et la folie.

    **Une histoire de vengeance et de folie**

    Alfa Ndiaye a perdu son « plus que frère » sur le champ de bataille. Lorsque Mademba, gravement blessé, l’a supplié de l’achever pour abréger ses souffrances, Alfa n’en a pas eu le courage. Empli de la rage et de la culpabilité du survivant, il décide de venger la mort de son ami en contrevenant aux règles de « la guerre civilisée ». A chaque expédition, il torture un ennemi à mort et rapporte une main allemande dans sa tranchée ; mais après plusieurs trophées macabres, ses camarades le regardent avec effroi. On le croit fou, et même sorcier.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    7 novembre 2018

    Quel beau titre pour ce puissant roman

    Un roman envoûtant dont on ne ressort pas indemne, qui rend hommage au sacrifice des Africains qui ont combattu aux côtés des soldats français pendant la Grand Guerre. David Diop conte, à la manière d'Alfa Ndiaye, l'horreur des tranchées, la douleur du déracinement, la puissance de l'amitié et des traditions, à travers un texte d'une beauté saisissante.


  • 8 octobre 2018

    Toubab et chocolat, soldats blancs et soldats noirs reunis dans les tranchées de la Première Guerre mondiale ...
    C’est une histoire épouvantable comme savent les produire les guerres, une vengeance terrible d’un soldat Sénégalais qui aura vu mourir son ami sous ses yeux. On hésite entre simplicité d’esprit, fraternité réelle, sauvagerie et folie engendrée par les combats, naïveté ou vrai calcul pour trouver un sens à cette vengeance.
    La dernière partie du roman avec l’évocation de la jeunesse africaine des protagonistes offre quelques pistes... Les mots sont simples et les idées martelées par des répétitions multiples: cela confère au récit un rythme entêtant, j’ai même parfois eu l’impression d’écouter du slam !
    Ça se lit d’une traite, ça s’entend comme un témoignage craché par un homme haletant revenu de l’enfer. Un vrai coup de tonnerre.


  • par (Libraire)
    11 septembre 2018

    "Seuls les enfants et les fous rient sans raison.
    Moi je ne suis plus un enfant.
    Par la vérité de Dieu, la guerre m'a fait grandir tout d'un coup".
    Récit poétique et glaçant sur la folie de la guerre, sur le déracinement, sur l'ensauvagement et la violence des hommes en perte de repères.


  • par (Libraire)
    11 septembre 2018

    l'enfer.

    C'est l'histoire de deux tirailleurs sénégalais dans les trachées de 14.18. Alfa voit son meilleur ami Mademba Diop se faire tuer sous ses yeux au champ de bataille. Une folie meutrière s'empare de lui.Il devient une machine de guerre. Ses propres compagnons et ses supérieurs ont en peur, il est renvoyé derrière les lignes. Durant ce temps mort, Alfa nous raconte son enfance au Sénégal, l'abandon de sa mère.... David Diop nous emporte dans le vif de l'émotion , son récit est hypnotique et dense.Très gros coup de coeur.


  • par (Libraire)
    1 septembre 2018

    Chant

    Dans une langue précise, contée, lancinante, récitée comme une fable, David Diop glisse le lecteur dans la tête d'Alfa, tirailleur sénégalais de la Grande Guerre, traumatisé par la mort de son compagnon de combat, son frère de village, son frère d'âme. S'ouvre alors son récit, celui de son enfance villageoise, celui du choc de la guerre et des combats, celui permanent de la culpabilité face à la mort de son ami. C'est un roman dense et intense sur la guerre et ses violences porté par une belle voix romanesque, ciselée et inventive.


  • par (Libraire)
    30 août 2018

    Conseillé par Quentin

    On oublie souvent que la première Guerre Mondiale a traîné de nombreux jeunes hommes africains hors de leurs villages natals pour les abandonner dans les tranchées exigües et boueuses des champs de batailles. Parmi ces hommes qui servaient sous le drapeau français, nombreux étaient ceux qu'on appelait les tirailleurs sénégalais.
    Féroces soldats, ceux-là étaient envoyés au front comme de la chair à canon. C'est l'histoire de deux d'entre eux, deux amis d'enfance : Alfa Ndiaye et Mademba Diop.
    Quand son "frère d'âme" tombe, Alfa devient fou et revit sans cesse la mort de son ami, au point de devenir une impitoyable machine de guerre.
    Entraîné par une langue presque scandée au son du tam-tam, le lecteur plonge dans la psyché de ce soldat traumatisé par la Grande Guerre.
    Un livre qui prend aux tripes.