• par (Libraire)
    21 septembre 2020

    Vive l'ensauvagement !

    Saviez-vous que nous étions tous des sauvages ? Que nous tous, lecteurs que nous sommes, vivions l'ultime et dernière sauvagerie ? Et quelle est cette dernière sauvagerie que nous partageons furieusement ? Et bien c'est la lecture.
    Dans un texte hybride, entre récit et essai, Eloïse Lièvre raconte comment, à un moment déclencheur de sa vie, elle décide de photographier des voyageurs en train de lire dans le métro. Elle nous donne à lire ces portraits de lecteurs, ces portraits de livres, ces mains qui tiennent les livres. On va découvrir peu à peu son féroce et compulsif attachement aux livres et aux bibliothèques sous des angles multiples et variés, plaisants, précis et détaillés : les sensualités du livre, les façons infinies de le tenir entre les mains, de le maltraiter ou d'en prendre soin, de le ranger ou pas, de le lire ou pas, tout ce qu'il représente, combien il compte, ce qu'on laisse à l'intérieur, à quel point il se mêle et s'entremêle à notre vie, à quel point il est une intimité. Il y est aussi question des livres accidentés, ceux qu'on abîme sans le vouloir comme cet exemplaire des « Années » d'Annie Ernaux tombé dans la baignoire de la narratrice. Je vous laisse découvrir le magnifique sauvetage que la narratrice en fera ! Voici donc un texte surprenant pour tous les amoureux des livres et tous les sauvages de la lecture que vous êtes !