Annie Ernaux, écrire la vie

Annie Ernaux, écrire la vie

Depuis la parution des "Armoires vides" (1974), Annie Ernaux construit une œuvre de l'intime et de l'universel mêlés, une écriture de soi "porteuse de la vie des autres", comme elle l'écrit dans "Journal du dehors" (1993). Cette oeuvre qui "n'est pas une biographie, ni un roman naturellement, peut-être quelque chose entre la littérature, la sociologie et l'histoire" écrit-elle dans "Une femme" (1987) marque de sa singularité et de sa force, de sa justesse à atteindre le réel, à "écrire la vie".
La parution de "Mémoire de fille" (2016) apparait comme l'accomplissement de cette oeuvre où l'écriture et la mémoire font corps, donne à lire et à entendre sous un jour nouveau un corpus déjà considérable.
Betty Duval-Hubert et Manuel Hirbec, librairie la buissonnière.

Une femme
6,80

Annie Ernaux s'efforce ici de retrouver les différents visages et la vie de sa mère, morte le 7 avril 1986, au terme d'une maladie qui avait détruit sa mémoire et son intégrité intellectuelle et physique. Elle, si active, si ouverte au monde. Quête de l'existence d'une femme, ouvrière, puis commerçante anxieuse de «tenir son rang» et d'apprendre. Mise au jour, aussi, de l'évolution et de l'ambivalence des sentiments d'une fille pour sa mère : amour, haine, tendresse, culpabilité, et, pour finir, attachement viscéral à la vieille femme diminuée.«Je n'entendrai plus sa voix... J'ai perdu le dernier lien avec le monde dont je suis issue.»


Passion simple
6,80

«À partir du mois de septembre l'année dernière, je n'ai plus rien fait d'autre qu'attendre un homme : qu'il me téléphone et qu'il vienne chez moi.»Annie Ernaux.


L'écriture comme un couteau, entretien avec Frédéric-Yves Jeannet

entretien avec Frédéric-Yves Jeannet

Folio

6,20

«J’importe dans la littérature quelque chose de dur, de lourd, de violent même, lié aux conditions de vie, à la langue du monde qui a été complètement le mien jusqu’à dix-huit ans, un monde ouvrier et paysan. Toujours quelque chose de réel. J’ai l’impression que l’écriture est ce que je peux faire de mieux, dans mon cas, dans ma situation de transfuge, comme acte politique et comme don.» Pendant une année environ, sans régularité particulière, Frédéric-Yves Jeannet a envoyé à Annie Ernaux questions et réflexions. Dans ses réponses, l’auteur de La place et des Années s’efforce de rendre compte d’une pratique d’écriture commencée il y a trente ans, de décrire sa manière de travailler, d’expliciter la «visée» de ses textes.
Entretien avec Frédéric-Yves Jeannet
Pendant une année environ, Frédéric-Yves Jeannet a envoyé à Annie Ernaux questions et réflexions. Dans ses réponses, l’auteur de La place et des Années s’efforce de rendre compte d’une pratique d’écriture commencée il y a trente ans...


Le vrai lieu, Entretiens avec Michelle Porte

Entretiens avec Michelle Porte

Gallimard

12,90

«En 2008, Michelle Porte, que je connaissais comme la réalisatrice de très beaux documentaires sur Virginia Woolf et Marguerite Duras, m’a exprimé son désir de me filmer dans les lieux de ma jeunesse, Yvetot, Rouen, et dans celui d’aujourd’hui, Cergy. J'évoquerais ma vie, l’écriture, le lien entre les deux. J’ai aimé et accepté immédiatement son projet, convaincue que le lieu - géographique, social - où l’on naît, et celui où l’on vit, offrent sur les textes écrits, non pas une explication, mais l’arrière-fond de la réalité où, plus ou moins, ils sont ancrés.»
Annie Ernaux est l'auteur de quinze livres aux Éditions Gallimard. Le vrai lieu recueille l'intégralité de ses entretiens filmés avec Michelle Porte, dont seule une partie avait été retenue au montage. Une traversée unique de son œuvre à la lumière de la question des lieux.


L'événement
6,20

«Depuis des années, je tourne autour de cet événement de ma vie. Lire dans un roman le récit d'un avortement me plonge dans un saisissement sans images ni pensées, comme si les mots se changeaient instantanément en sensation violente. De la même façon entendre par hasard La javanaise, J'ai la mémoire qui flanche, n'importe quelle chanson qui m'a accompagnée durant cette période, me bouleverse.»Annie Ernaux.
«L'événement que je raconte ici est un avortement - à l'époque forcément clandestin - qui a eu lieu en janvier 64.» Annie Ernaux.