Annie Ernaux, prix Nobel de littérature

Prix Nobel de littérature 2022, Annie Ernaux ajoute son nom et son œuvre à la plus belle, la plus rare et la plus prestigieuse des compagnies littéraires.
Elle rejoint ainsi au firmament de la littérature mondiale, Mistral, Kipling, Lagerlöf, Yeats, Bergson, Mann, Pirandello, Hesse, Gide, Faulkner, Mauriac, Hemingway, Camus, Pasternak, Saint-John Perse, Steinbeck, Sartre, Beckett, Soljenitsyne, Neruda, Böll, Bellow, Bashevis Singer, García Márquez, Claude Simon, Mahfouz, Paz, Gordimer, Morrison, Saramago, Gao Xingjian, Naipaul, Kertész, Coetzee, Jelinek, Pinter, Pamuk, Lessing, Le Clézio, Vargas Llosa, Munro, Modiano, Alexievitch, Ishiguro, Tokarczuk, Handke et tant d'autres d'une liste vertigineuse ! Pour prendre la mesure et l'ampleur considérable de ce prix Nobel de littérature, découvrez cette inégalable et magnifique compagnie !

5,90

Vieil avare qui veut se venger des siens en les déshéritant, Louis se justifie dans une sorte de confession qu’il destine à sa femme : elle le précède dans la mort. Dépossédé de sa haine et détaché de ses biens, cet anticlérical sera touché par la lumière in articulo mortis.
Chronique d’une famille bordelaise entre l’affaire Dreyfus et le krach de Wall Street, Le Nœud de vipères offre les coups de théâtre, les surprises d’un vrai roman. La satire et la poésie y coexistent miraculeusement. C’est le chef-d’œuvre de Mauriac, et l’un des grands romans du xxe siècle.


Le Livre de poche

5,90

Mathilde Cazenave morte, sa belle-mère jubile : elle va pouvoir reconquérir totalement son fils bien-aimé. Félicité a tort de se réjouir trop vite, car, sur le visage apaisé de la jeune morte, Fernand entrevoit ce qu’aurait pu être le bonheur avec Mathilde. Qui l’a empêché de s’entendre avec elle, sinon sa mère ? Vieil enfant égoïste et gâté, il se retourne alors contre cette « genitrix » coupable de l’avoir trop choyé. Défaite temporaire dont François Mauriac analyse les phases avec une lucidité sans complaisance dans ce roman âpre et poignant, une de ses œuvres les plus célèbres.


8,90

Sur le front déchiqueté des Andes nous retrouvons le personnage de Lituma, échappé de La Chunga et de Qui a tué Palomino Molero ?, sous-officier rétrogradé et grelottant de froid. Ou de peur. La menace de la guérilla du Sentier lumineux est ici permanente. Trois disparitions successives accentuent l'angoisse et l'effroi. Sur fond d'enquête, nous pénétrons dans le monde des mineurs et des aventuriers des Andes avec, au centre, le couple Dionisio et Adriana, réincarnation dégradée des mythes de Dionysos et d'Ariane. [...]Un univers truculent et glacé se met en place, un monde archaïque où les croyances de la nuit des temps refont surface, un monde barbare, magique et entêtant... Une fois de plus, Mario Vargas Llosa, dans la parfaite maîtrise de son talent romanesque, nous entraîne vers un destin qui n'est jamais qu'humain, trop humain.Albert Bensoussan.


14,00

Exhumés des archives de la Fondation Pablo Neruda à Santiago, vingt et un poèmes inédits du prix Nobel chilien font résonner, par-delà le tombeau, cette voix familière à la portée universelle.
Quarante ans après sa mort, Pablo Neruda demeure l'une des voix les plus populaires du continent latino-américain et incarne, aux yeux de chacun, une figure immuable de la poésie de combat. Écrits entre 1956 et 1973, période de maturité du poète, et contemporains de La Centaine d'amour et du Mémorial de l'île noire, les poèmes de ce recueil se présentent de façon modeste, comme des fragments, souvent griffonnés à l'encre verte sur des brochures, des menus, des prospectus (reproduits en fin de recueil dans un carnet de fac-similés de trente pages en couleurs). Les motifs que développe ici Neruda sont ceux qui composent son oeuvre depuis Résidence sur la terre : l'amour pour les femmes (" De pain, de feu, de sang et de vin / est le terrestre amour qui nous embrase ") ; le voyage (" J'ai roulé sous les sabots, les chevaux / sont passés sur moi comme les cyclones ") ; le pays natal livré aux séismes (" Je dis bonjour au ciel / Plus de terre. Elle s'est détachée / hier et cette nuit du navire. / Derrière est resté le Chili "), à l'incertitude politique (" Cordillères / enneigées,/ Andes / blanches / parois de ma patrie, / que de silence / tout autour de la volonté, des luttes / de mon peuple. ") ; la poésie (" je dois écrire des lignes / que je ne lis pas, / je dois chanter pour quelqu'un/ que je ne connaîtrai / même pas un jour ") ; les forces telluriques et enfin la nature, toujours féconde et luxuriante (" Alors traversant l'incitation de ta cime son éclair parcourt / sables, coroles, volcans, jasmins, déserts, racines / et porte ton essence aux oeufs de la forêt, à la rose furieuse / des hannetons. ") Les lecteurs, nombreux, de Pablo Neruda ne seront pas déçus par cette dernière moisson de poèmes. Ils sauront y lire cette foi étonnante dans l'amour humain.


11,20

Que vient chercher à Saint-Domingue cette jeune avocate new-yorkaise après tant d’années d’absence ? Les questions qu’Urania Cabral doit poser à son père mourant nous projettent dans le labyrinthe de la dictature de Rafael Leónidas Trujillo, au moment de l’attentat qui lui coûta
la vie, en 1961. L’héroïsme de quatre jeunes conjurés prend tout son sens à mesure que nous découvrons les coulisses du pouvoir : la vie quotidienne d’un homme dont l’ambition profonde est de faire de son pays le miroir de sa folie. Mario Vargas Llosa radiographie une société de corruption et de turpitude. Son portrait de la dictature de Trujillo, gravé comme une eau-forte, apparaît comme celui de toutes les tyrannies - ou, comme il aime à le dire, de toutes les «satrapies». La fête au Bouc est sans conteste l’une des œuvres maîtresses du grand romancier péruvien.
Nouvelle édition en 2019