La librairie la buissonnière sera fermée pour congés du dimanche 28 juillet au lundi 19 août 2024. Nous vous souhaitons un bel été, de belles lectures !

Nouvelles voix, nouveaux visages

Nous vous invitons à découvrir quatre nouvelles voix, quatre nouveaux visages de la littérature de langue française dont les romans tout en nuance élargissent l'horizon de nos regards.

Née à Sofia (Bulgarie) en 1982, Elitza Gueorguieva vit depuis vingt ans à Paris. Elle est l'autrice de deux romans à la vitalité contagieuse.
Diadié Dembélé est né à Kodié, dans l’ouest du Mali. Diplômé du Master de création littéraire de l’université Paris VIII, il est l'auteur de deux romans à la gouaille inventive et vivifiante.
Amina Damerdji, née en 1987 en Californie (USA), est une écrivaine et chercheuse franco-algérienne, poète et romancière, autrice de deux romans qui confrontent subtilement leurs personnages aux pulsions politiques de leur époque.
Née en 1973 à Douala, Hemley Boum est Camerounaise de langue française, ayant fait une partie de ses études en France. Dans ses deux derniers romans parus aux éditions Gallimard, elle interroge, entre France et Afrique, les questions de l'identité et de la transmission.

17,00

"Tu te trompes souvent. Tu remplaces très par grave dans une phrase au registre soutenu et tu dis bien à toi à tes voisins de palier. À la place de récépissé tu comprends laissez-pisser, et tu confonds radié et irradié ainsi que sentier et sentinelle. Tu es littérale et hésitante, alors que dans ton pays tes blagues avaient de l'allure. Parfois tu fais exprès, c'est la seule manière que tu as trouvée d'être drôle. Quand tes erreurs sont volontaires, ça te donne un sentiment d'égalité, vous pouvez, ensemble et au même titre, vous foutre de ta gueule bien à toi." Les destins parallèles d'une étudiante et d'une prostituée bulgares, débarquées à Lyon en 2001. Entre tribulations burlesques et peinture sociale mordante, un roman d'exilées à la conquête de leur liberté.


20,90

De Bamako à Paris, deux amis, Manthia et Toko, vivent la route de l’exil de façon très différente. 
Ils sont originaires du même village au Mali. À la vingtaine, face à une récolte infructueuse, ils n’ont d’autre choix que de rejoindre la capitale, Bamako. Mais en 1991, les troubles politiques et sociaux les poussent à nouveau à partir. En France cette fois. 
C’est Manthia qui raconte leurs histoires depuis un centre de rétention administrative. Il se confie à son avocat grâce à un traducteur en espérant obtenir des papiers. Le traduc-teur l’interrompt souvent. Est-ce qu’il cherche le mot juste ou à le contraindre à un autre discours ?
Diadié Dembélé raconte avec force et originalité l’his-toire des siens entre la France et le Mali, et une profonde histoire d’amitié.

« A travers le destin individuel de son héros, Diadié Dembelé parvient ainsi à étayer avec beaucoup de finesse la réflexion sur la question migratoire.  »
Le Monde Afrique


21,50

"Aïcha courut à travers le village. Ses jambes tremblaient et son coeur battait si fort qu'il semblait vouloir sortir de sa poitrine. Elle connaissait le mot, dhabahine, les égorgeurs. Dhabahine, dhabahine !" Algérie, 1988. Après les premières émeutes sauvagement réprimées, le mouvement islamiste montre sa puissance grandissante. La jeune Selma vit dans la proche banlieue d'Alger. Elle n'a qu'une passion, l'équitation, qu'elle pratique dans un centre non loin du village de Sidi Youcef, où se déroulera en 1997 l'un des épisodes les plus atroces de la guerre civile. Elle consacre tout son temps libre au dressage d'un cheval que tout le monde craint, tandis que les déchirements de l'histoire traversent sa famille comme toute la société algérienne : certains sont farouchement opposés aux islamistes, d'autres penchent pour le FIS, d'autres encore profitent du chaos pour s'enrichir... C'est dans ce contexte tragique que Selma apprendra à grandir, trouvant dans la relation avec son cheval et avec la nature un antidote à la violence des hommes. Bien que le martyre du village de Sidi Youcef éclaire d'une lumière terrible les trajectoires des divers personnages, ce roman reste constamment chaleureux et humain.


21,50

"Dans l'avion qui me menait au loin, j'ai eu le sentiment de respirer à pleins poumons pour la première fois de ma vie et j'en ai pleuré de soulagement. On peut mourir mille morts, un peu à la fois, à essayer de sauver malgré lui l'être aimé. J'avais offert à Dorothée mon corps en bouclier, mon silence complice, le souffle attentif de mes nuits d'enfant et en grandissant l'argent que me rapportaient mes larcins, sans parvenir à l'arrimer à la vie. Je pensais ne jamais la quitter mais lorsque les événements m'y contraignirent, j'hésitai à peine. C'était elle ou moi." Zack a fui le Cameroun à dix-huit ans, abandonnant sa mère, Dorothée, à son sort et à ses secrets. Devenu psychologue clinicien à Paris, marié et père de famille, il est rattrapé par le passé alors que la vie qu'il s'est construite prend l'eau de toutes parts... À quelques décennies de là, son grand-père Zacharias, pêcheur dans un petit village côtier, voit son mode de vie traditionnel bouleversé par une importante compagnie forestière. Il rêve d'un autre avenir pour les siens... Avec ces deux histoires savamment entrelacées, Hemley Boum signe une fresque puissante et lumineuse qui éclaire à la fois les replis de la conscience et les mystères de la transmission.