Manuel H.

Nature humaine
21,00
par (Libraire)
21 septembre 2020

Un monde moderne

De la sécheresse de 1976 à la tempête de 1999, "Nature humaine" radiographie 25 années de l'évolution de notre société de consommation et celle du monde paysan pris en étau entre le maintien de pratiques familiales et traditionnelles et les logiques de rentabilité financières que l'agro-industrie cherche à imposer. Face aux injonctions de modernité, Alexandre, jeune agriculteur, seul de sa fratrie à reprendre l'exploitation familiale, hésite entre soumission et révolte. L'amour serait-il la voie vers la liberté ? On se laisse emporter avec grand plaisir dans la narration, les personnages, les situations parfois cocasses et le sens de la formule et de l'humour de Serge Joncour qui nous projette dans ce tableau révélateur de notre société et de nous-mêmes.

Histoire du fils
15,00
par (Libraire)
21 septembre 2020

Un fils buissonnier

Dans un style toujours aussi délicat, sobre et précisément ciselé, Marie-Hélène Lafon tisse une histoire familiale touchante et inattendue, dresse le portrait d'une mère singulière et indépendante, d'un père absent et d'un fils buissonnier grandissant au milieu de ses cousines comme des sœurs et de son oncle et de sa tante qui le chérissent comme leur propre fils. Loin du tragique, c'est le bouillonnement de la vie qui surgit et illumine ce récit fait d'allers et retours temporels qui interrogent subtilement les liens de parenté. Un doux plaisir de lecture.

Notre dernière sauvagerie / récit
19,00
par (Libraire)
21 septembre 2020

Vive l'ensauvagement !

Saviez-vous que nous étions tous des sauvages ? Que nous tous, lecteurs que nous sommes, vivions l'ultime et dernière sauvagerie ? Et quelle est cette dernière sauvagerie que nous partageons furieusement ? Et bien c'est la lecture.
Dans un texte hybride, entre récit et essai, Eloïse Lièvre raconte comment, à un moment déclencheur de sa vie, elle décide de photographier des voyageurs en train de lire dans le métro. Elle nous donne à lire ces portraits de lecteurs, ces portraits de livres, ces mains qui tiennent les livres. On va découvrir peu à peu son féroce et compulsif attachement aux livres et aux bibliothèques sous des angles multiples et variés, plaisants, précis et détaillés : les sensualités du livre, les façons infinies de le tenir entre les mains, de le maltraiter ou d'en prendre soin, de le ranger ou pas, de le lire ou pas, tout ce qu'il représente, combien il compte, ce qu'on laisse à l'intérieur, à quel point il se mêle et s'entremêle à notre vie, à quel point il est une intimité. Il y est aussi question des livres accidentés, ceux qu'on abîme sans le vouloir comme cet exemplaire des « Années » d'Annie Ernaux tombé dans la baignoire de la narratrice. Je vous laisse découvrir le magnifique sauvetage que la narratrice en fera ! Voici donc un texte surprenant pour tous les amoureux des livres et tous les sauvages de la lecture que vous êtes !

Apeirogon
23,00
par (Libraire)
21 septembre 2020

Deux colombes

Magnifique et magistral, le roman de Colum McCann déploie l'histoire de deux hommes meurtris, combattants acharnés pour la paix. Par des détours inattendus, des rapprochements percutants et de vibrants échos, il offre une expérience de lecture qui porte en elle de fortes émotions et des scènes d'intenses beauté.

"Apeirogon" nous conduit à la rencontre de deux hommes qui partagent la douleur d'être chacun endeuillé par la mort violente de leur fille adolescente. L'une, tuée par balles. L'autre, victime d'un attentat. L'un de ces pères est Israëlien, l'autre est Palestinien. Ces deux hommes vont se rencontrer, devenir amis et n'auront de cesse de porter ensemble une parole exemplaire de justice et de paix. Colum McCann nous raconte leur histoire, celle de leurs filles et de leurs familles et tout ce qu'elle contiennent et signifient dans cet endroit du monde où ils vivent.
Dans une construction littéraire remarquable où tout fait signe et tout fait sens, Colum McCann nous fait découvrir par touches successives les mille et une facettes de cette histoire qui permettent au lecteur de se figurer toute la complexité qu'elle porte. Comme chaque mot compte, le phrasé est court, précis, posé et le ton nécessairement très apaisé. C'est magistral.

Longtemps je me suis couché de bonheur
par (Libraire)
21 septembre 2020

Du côté de chez Dan' !

Avec ce « Longtemps je me suis couché de bonheur », Daniel Picouly offre un roman enjoué, facétieux, joyeux et un récit débridé, loufoque, plein de gouaille, d'humour et de jeux de mots quelquefois potaches mais qui vont si bien dans l'univers des personnages principaux, deux collégiens de troisième, au milieu de leurs professeurs, dans la banlieue sud de Paris dans les années 60, du côté de Roissy.
Et leur avenir se joue-là, maintenant, au cours de cette folle journée où un spécialiste de l'orientation aimerait les destiner à devenir chaudronnier. Eux ont d'autres rêves, d'autres désirs, d'autres talents. Ils rêvent d'écrire et de raconter des histoires. Car un autre monde est entré dans le leur et dans leur vie : c'est celui de Proust qui infuse désormais leur quotidien de la façon la plus inattendue qui soit. Et le réel et la fiction s'entremêlent joyeusement !
C'est un enthousiasmant clin d'œil à l'univers proustien bien sûr mais aussi et surtout à tout ce que la fiction nous apporte et apporte à nos vies ! Bref, avec ce « Longtemps je me suis couché de bonheur » je vous invite joyeusement à aller du côté de chez Dan' !