Betty D.

Les Immortelles
par (Libraire)
31 août 2012

Un souffle nouveau, une nouvelle voix

Une ode magnifique, bouleversante et tragique aux « Immortelles », celles de la Grand-Rue, les prostituées de Port-au-Prince qui vivent, survivent des charmes de leur corps et de leur chair.
Janvier 2010, la terre a tremblé, s'est fissurée, Haïti a sombré dans le chaos, la misère et le désespoir. Une Immortelle se souvient. Elle demande à l'écrivain de retranscrire sa douleur, celle de ses compagnes. Elle veut un écrit éternel à la mémoire des disparues, à la mémoire de sa protégée. La révolte est poignante, presque palpable. Ne restent que des ossements sous les décombres, mais le Verbe est, le Verbe admet encore une fine lueur d'espoir. Un premier roman puissant, habité par le souffle du verbe. Fulgurant.
"Les Immortelles" est sans aucun doute l'un des premiers romans les plus marquants de la rentrée. Un souffle nouveau, une nouvelle voix dont la présence annonce la naissance et l'avenir d'un grand auteur.

Le Vase où meurt cette verveine
par (Libraire)
31 août 2012

Ils ne sont jamais quittés. Pour la première fois de leur vie, sous le prétexte de raisons de santé et d'examens médicaux à réaliser, ils se séparent. Pour un temps très court à priori. Une longue et intense correspondance s'instaure. A presque 80 ans, la flamme du cœur n'a pas faibli. Mais l'exclusivité de leur amour vécu comme un trésor précieux n'a-t-elle pas cachée d'autres tendresses ? La séparation les entraine loin, trop loin pour revenir en arrière. Magnifique roman d'amour tragique autour de la vieillesse et des déceptions.

Les désorientés, roman
22,00
par (Libraire)
31 août 2012

Amin Maalouf délivre avec Les désorientés un roman majeur, noble et sans ambiguïtés sur son pays, le Liban, ravagé par des décennies de combats meurtriers.
Avec grâce, il se confie au travers d'Adam et revient sur une jeunesse blessée, sur le levant magnifié, tombé en disgrâce dans le pire des chaos. Les désorientés, ceux qui ont fui cet Orient sublimé, qui ont connu l'exil amer et forcé et qui reviennent un jour sur cette terre lumineuse et parfumée pour réapprendre à aimer ce pays longtemps détesté.

Musique absolue, Une répétition avec Carlos Kleiber

Une répétition avec Carlos Kleiber

Gallimard

par (Libraire)
31 août 2012

Retranché du monde tumultueux, un violoniste autrichien, exilé, accède au désir d'un journaliste français d'évoquer la figure et la vie de Carlos Kleiber, chef d'orchestre de génie. Un long et lent monologue s'instaure, entrecoupé de rares indiscrétions journalistiques. Un court texte exquis, d'une profonde musicalité, doux et fin. Un très beau premier roman, d'une grande qualité littéraire.

14
par (Libraire)
31 août 2012

Un nouveau texte de Jean Echenoz est toujours une belle surprise de lecture. Comme Courir et Ravel, ses précédents romans, 14 est d'une belle singularité.
1914, Anthime Sèze est appelé à combattre l'ennemi, une sorte de promenade dans la liesse générale qui ne doit durer que quelques semaines, au pire quelques mois... Blanche, elle, attend Charles. Mais c'est Anthime qui revient, quittant l'épouvantable front à la faveur d'une belle blessure.
Les mots glissent et s'interpellent, Jean Echenoz joue avec la langue, sublime ses personnages simples, humains, et solidaires. Au cœur de la Grand guerre, il nous gratifie d'un texte presque léger par un humour élégamment distillé.