Géraldine G.

Bonheur fantôme
7,80
par (Libraire)
7 juin 2017

Bonheur (de lecture) bien réel !

Quels évènements de son passé peuvent pousser un jeune homme de 28 ans au retrait et à la solitude ?
L'accession au bonheur ne suppose-t-elle pas de s'adresser à ses fantômes, yeux dans les yeux ?
À quel point la fréquentation d'artistes morts - à l'instar de Rosa Bonheur - peut-elle aider à mieux vivre ?

Il existe un livre sensible, beau, lumineux, inoubliable qui répond à ces questions : vous l'avez sous les yeux.

22,00
par (Libraire)
30 mai 2017

Angleterre, milieu du XIXè siècle, William soigne sa mélancolie en faisant des recherches sur le comportement des abeilles. Il conçoit un modèle de ruche qu'il souhaite révolutionnaire.
De nos jours, aux États-Unis, Georges est un apiculteur qui se désespère des volontés littéraires de son fils qu'il imaginait plutôt reprendre ses ruchers. Une catastrophe, nommée "le grand effondrement" va bientôt provoquer la disparition de ses colonies.
En Chine, dans un futur proche, toutes les abeilles ont disparu de la terre. La population est réduite à un état d'esclavage et pollinise à la main les arbres du royaume. Lors d'un rare jour de repos, le jeune fils de Tao s'égare dans la forêt et tombe mystérieusement dans le coma.
À travers ces trois époques l'auteure nous emporte dans une grande fresque qui traite des enjeux de la disparition de cet insecte essentiel. Ce beau roman, qui mêle les codes de différents genres (dystopie, nature writing, roman écologique, roman historique), présente une fiction à la fois divertissante et didactique. Il est question de transmission, que ce soit de l'histoire familiale ou de savoirs empiriques. C'est malin, touchant. Avec beaucoup de rebondissements et de fluidité dans le style, il ferait un formidable scénario !

20,00
par (Libraire)
19 mai 2017

Erwan Larher se trouvait au Bataclan le 13 novembre 2015. Pas seulement l'homme, l'écrivain aussi. En établissant un dialogue intime entre ces deux parties de lui-même, il témoigne aujourd'hui de son expérience ce soir-là. Avec l'humilité de ceux qui veulent à tout prix éviter une quelconque exploitation du drame, avec toutes les précautions qui en découlent et sont maintes fois activées, avec un humour littéralement à toute épreuve et aussi avec la dose de pensée politique qui convient, il construit un récit choral bouleversant. Il fait entendre sa propre voix – au soir en question et tous les jours qui suivent – mais aussi celles des autres, ses amis, sa famille, ses amours, ses connexions. C'est tout le pays qui finit par parler, lui qui a attendu des nouvelles toute la nuit pour se réveiller au matin complètement défait et profondément changé. Ce témoignage précieux, qu'on lit alors même qu'il est en train de se faire, chargé de la réflexivité qu'il pose constamment sur lui-même, s'inscrit avec grandeur et beauté dans la trop longue liste des œuvres issues des attentats de notre époque.
Il y avait eu "Catharsis" de Luz, il y avait eu "La Légèreté" de Catherine Meurisse, il y avait eu "Calme et tranquille" de Valérie Manteau. Il y a désormais "Le livre que je ne voulais pas écrire" d'Erwan Larher.

Voyageur sous les étoiles
par (Libraire)
2 mai 2017

Et si l’île au trésor existait vraiment ?!

La complicité presque enfantine avec laquelle Alex Capus enquête sur la biographie du grand auteur écossais Stevenson est extrêmement touchante. Avec humour, fluidité et un sens indéniable du mystère il parvient à mêler des faits avérés, des extraits de lettres et de journaux ainsi que sa propre vision de l'histoire. Partant d'un focus sur les ultimes années océaniques de l'écrivain-voyageur, il nous offre un passionnant roman d'aventures qui finit par rendre bien floue la frontière entre mythe et réalité.

Les Amours jaunes, Poèmes retrouvés, Œuvres en prose
par (Libraire)
29 avril 2017

Parmi les moins connus des "poètes maudits" figure Tristan Corbière, misérable Breton souffreteux qui n'eut le temps d'écrire que cet unique recueil avant de mourir peu avant ses 30 ans. Dans "Les Amours jaunes" se côtoient un bestiaire oublié de la littérature, un océan plein de symboles, le malheur amoureux ainsi qu'un éloge assez désarçonnant de la laideur. Cette poésie singulière qui fait entendre une voix étrange où se mêlent dandysme, romantisme et un esthétisme paradoxal est littéralement envoûtante.