Les caves du Potala

Les caves du Potala

Dai, Sijie

Gallimard

  • par (Libraire)
    20 octobre 2020

    Ce merveilleux conteur, lauréat du prix de la spiritualité pour L’évangile selon Yong Sheng revient avec un roman très court et puissant à la fois. 1968, le palais du Potala est occupé par des gardes rouges, le Dalaï Lama exilé en Inde depuis 1959. Bstan Pa, le peintre officiel y est retenu et sommé d’avouer un crime révolutionnaire inventé de toute pièce. La beauté et la méditation face à la barbarie. Magnifique !


  • par (Libraire)
    14 octobre 2020

    Bstan Pa était "Peintre officiel" auprès du XIIème Dalaï-lama dans la première moitié du XXème siècle . Son travail , son talent , sa sensibilité l'ont hissé au plus près du pouvoir religieux et politique . Las , ce monde figé s'écroule en 1959 la Chine de Mao envahi militairement le Tibet , puis plus encore en 1968 quand surgit la Révolution culturelle exaltant la brutalité , le fanatisme et promouvant la destruction . Avec la même retenue dans l'expression , le même regard poétique Dai Sijie sait décrire le camp des vaincus comme celui des bourreaux . Pour le lecteur occidental , ce roman est un vrai dépaysement , par le portrait d'hommes et de femmes si loin de nous , aux antipodes de notre façon de vivre et de penser. Aussi , c'est une curieuse sensation de ressentir si fortement chez ces personnages notre humanité commune.


  • par (Libraire)
    29 septembre 2020

    Pouvoir et démesure

    En positionnant son roman dans la période trouble, cruelle et violente de la Révolution culturelle, temps de l'arbitraire et de la démesure, Dai Sijie déploie un roman métaphorique ancré au Tibet qui pourrait aussi coïncider avec les pratiques du régime chinois contemporain. Fable autour de l'art et de la lenteur, une vie entière consacrée à la peinture des tankas caractéristiques de la culture bouddhique tibétaine, l'amour de l'art résonne au cœur de ces immensités, de la méditation et de la recherche de la perfection.