La Terre qui penche

La Terre qui penche

Carole Martinez

Gallimard

  • par (Libraire)
    3 mai 2016

    Une Merveille

    Dans « la terre qui penche » nous sommes plongés comme dans une chanson de geste qui raconte la vie du Moyen Age. Ces chansons issues de la tradition orale qui justement s’immiscent dans le roman pour lui donner une musicalité, un rythme.
    « La terre qui penche » est une contrée abrupte, celle du « Domaine des murmures » celui où se situe le précédent roman de Carole Martinez qui a reçu le prestigieux prix Goncourt des Lycéens.
    Nous retrouvons ces lieux au XIVe avec Blanche une jeune fille de douze ans. Son père l’emmène au château de Hautepierre pour la fiancer au jeune héritier du domaine plutôt simple d’esprit. Blanche a peur, elle ne sait pas ce qui l’attend là-bas. Sa mère est morte à sa naissance et de son père, elle ne voit qu’un homme distant et violent qui lui a toujours interdit d’apprendre à lire et à écrire, car "une femme qui sait lire est habitée par le Diable". Au Domaine des Murmures, Blanche va découvrir, une toute autre vie.
    Les chapitres racontés par Blanche s’alternent avec ceux où la narratrice est "la vieille âme" celle qu’elle est devenue bien plus tard.
    Qui n’a pas rêvé de retrouver son âme d’enfant ?
    La période et les lieux sont cruels, les maladies comme la peste, font des ravages, la violence des hommes, les brutalités envers les femmes, rendent les conditions de vie difficiles. La Loue, cette belle rivière qui coule en bas du château viendra souvent apaisée l’humeur chagrine de Blanche pourtant la rivière est fréquentée par la Dame Verte, fée ou sorcière. Que lui réservera la rencontre avec cette enchanteresse ?
    Carole Martinez nous décrit ici comme dans ses deux romans précédents, des jeunes femmes rebelles qui veulent s’instruire et ne pas vivre sous l’emprise d’un homme. Elle nous offre de beaux portraits de femmes de caractère.
    « La terre qui penche » est un roman magique, un plaisir de lecture formidable. L’écriture de Carole Martinez est très forte. Son style est poétique, lumineux, merveilleux dans le vrai sens du terme.


  • par (Libraire)
    31 décembre 2015

    Un livre en gourmandise

    Carole Martinez reste fidèle à sa belle écriture et ses thèmes de prédilection. Avec la Terre qui penche, on retrouve le domaine des Murmures de son dernier roman, les châteaux forts, les seigneurs, la rivière qui serpente...
    Le lecteur chemine avec Blanche qui raconte son histoire, alternativement avec ses yeux d'enfant de 12 ans puis avec ceux, plus aguerris, de son âme qui a vieilli de six siècles. Un roman finement brodé, un conte où se côtoient le réel et l'imaginaire, servi par une écriture qui nous enchante et nous émerveille... Ce livre est une vraie gourmandise!


  • par (Libraire)
    3 octobre 2015

    C'est le conte de la petite Blanche et de sa vieille âme, qui prennent la parole tour à tour. Et c'est un enchantement. On est à nouveau dans la région du Domaine des Murmures mais cette fois-ci dans les années soixante du XIVème siècle. Un grand cheval, un enfant fou, une cuisinière miraculeuse et la Loue tumultueuse n'y sont eux aussi pas pour rien.

    Un régal pour ceux que l'atmosphère des veillées à l'écoute d'une conteuse sait embarquer.


  • 30 septembre 2015

    Un joli coup de cœur !

    Une fable médiévale toute enchantée dans laquelle la violence s'allie à la finesse. Un joli coup de cœur et un bonheur à sa lecture !


  • par (Libraire)
    19 septembre 2015

    Vous allez déguster!

    Abandonnée au domaine des Murmures par son père pour s'y fiancer, Blanche va découvrir le monde des adultes avec ses secrets, sa cruauté et sa folie. Ayant soif de savoir et de vie, elle va y apprendre à lire et à écrire tandis que son futur mari, simple d'esprit, passe son temps dans les arbres ou à courir avec les chiens. Orpheline de mère, elle va découvrir qui elle était et comment était son père avant son décès. Renaissant loin de ce dernier, Blanche va s'attacher à son fiancée et découvrir un chemin vers le bonheur. Elle va trouver du réconfort auprès de la Loue, rivière qui va lui confier son savoir et ses secrets. Un hymne à l'enfance, une fable puissante!

    A tes côtés, je m'émerveille.

    Blottie dans mon ombre, tu partages ma couche.

    Tu dors, ô mon enfance,

    Et, pour l'éternité, dans la tombe, je veille.

    Marie Nawrot


  • par (Libraire)
    7 septembre 2015

    Hommage à l'enfance et à l'imaginaire, à la petite fille qui se rebelle face à un mariage forcé au XIVème siècle et à la liberté. Carole Martinez nous ramène au Domaine des Murmures deux siècles après le récit qu'elle a publié en 2011 et qui avait été couronné du Prix Goncourt des lycéens, pour autant d'enchantement.


  • 2 septembre 2015

    Coup de coeur de Fabienne, lectrice fidèle

    Imaginez aux quatre coins du livre un bouquet de pervenches...

    Une plongée médiévale où Carole Martinez brode finement les mots, tisse solidement les voix pour accompagner l'enfance de Blanche.

    On nous murmure avec rythme, poésie et force des temps violents, des temps de contes et de douceur.

    En un mot : fascinant !

    Fabienne, lectrice fidèle

    (Approuvée par Laurence et Aurélia)


  • par (Libraire)
    28 août 2015

    Blanche n'est encore qu'une enfant lorsqu'elle meurt à l'âge de douze ans. Nous sommes en plein Moyen-âge et l'ombre diabolique de la Grande Peste rôde toujours dans tout le pays. Dernière survivante d'une famille disséminée, rejetée par un père qui ne voit en elle que le Malin, Blanche conserve pourtant une âme indisciplinée. Jusqu'au jour où sur ordre de son père et parée de ses plus beaux atouts, elle quitte le château pour une destination inconnue.
    A cette jeune âme pleine de vie, ballotée par le destin répond une âme ancienne qui semble tout connaître de son histoire. Cette âme morte, envolée dans une sorte d’Éther, présente sans l'être vraiment n'est autre que celle de Blanche mais plus sage, plus vieille. Dans une alternance de chapitres, les deux voix s'entremêlent et donnent l'impression de converser, tel un dialogue merveilleux entre un être en devenir et sa version achevée.
    Carole Martinez arrive avec sa sensibilité et sa poésie à nous conter la courte de vie de ce petit être dans un Moyen-âge délirant entre croyances religieuses et occultisme. Une superbe réflexion sur le temps qui passe et la vie qui file. Superbe !


  • 26 août 2015

    Dans le dernier roman de Carole Martinez nous revenons au Domaine des Murmures, cette terre qui penche et que va rejoindre la petite Blanche, douze ans en 1361.
    Par la volonté de son père elle chevauche vers un avenir dont elle ne sait rien.
    Blanche est morte à12 ans et pourtant c'est la petite fille qui nous parle en même temps que sa vieille âme raconte.
    Ces deux voix mêlées nous charment au présent dans leurs façons singulières d'interroger le passé.


  • Blanche est morte en 1361, à l’âge de 12 ans : pourtant c’est elle qui nous parle (elle ou son âme ?). Elle nous raconte son sort funeste : parée de ses plus beaux habits, elle s’enfonce, guidée par son père, homme rustre, dans la forêt profonde. Elle se persuade qu’on l’offre au diable : en échange, les mauvais sorts qui s’abattent sur son pays seront conjurés. Pourquoi veut-on la marier, qui était cette mère qu’elle n’a jamais connue, et ce père, tant admiré et si terrible aujourd’hui ? Et cette rivière, la Loue, est-ce elle qui façonne les destins ? Roman initiatique, peut-être, grand roman sûrement.


  • par (Libraire)
    21 août 2015

    Epoustouflante richesse littéraire !

    Sous la forme d’un conte, Carole Martinez décrit la courte vie de Blanche, jeune fille de douze ans au tempérament impétueux.
    Une seconde voix vient amplifier la sienne, cette du fantôme de Blanche qui raconte le destin hors norme de cette enfant livrée à la barbarie des adultes. On retrouve le cadre du précédent roman de Carole Martinez «  le domaine des murmures ».
    Je vous invite à partir à l’aventure avec ce roman où le merveilleux et l’irrationnel s’allient dans une langue d’une richesse époustouflante.


  • par (Libraire)
    20 août 2015

    Coup de coeur de la rentrée

    Une fable médiévale enchanteresse où la violence côtoie la finesse. Un roman très abouti, un vrai bonheur de lecture.


  • par (Libraire)
    19 août 2015

    Un délice, une merveille !

    1361, Blanche a 12 ans et en même temps 650 ans. Elle raconte son quotidien et aussi sa mort dans le domaine des Murmures. Avec beaucoup de tendresse, de finesse et parfois aussi de violence, Carole Martinez nous emporte dans ce conte.
    Elle fait alterner deux voix de Blanche, jeune fille farouche qui déborde d'énergie et vieille âme qui regarde sa vie avec du recul..
    Gros coup de coeur !
    Valérie


  • par (Libraire)
    17 août 2015

    Un enchantement littéraire

    Fable d'amour, fable de l'enfance, fable initiatique, "La Terre qui penche" est un enchantement littéraire, une immersion dans les courbes et les boucles de la Loue, dans le cœur de Blanche, jeune enfant vulnérable et rebelle du Moyen-Age.

    "La Terre qui penche" est un fabuleux voyage au cœur d'une contrée abrupte tissée de secrets, un voyage au pays de l'enfance dessinant l'apprentissage du monde adulte et de la cruauté des hommes. Blanche est une jeune enfant fragile, éprise de savoirs et de liberté, abandonnée par son père au Château des Murmures pour y être fiancée. Doublée de son âme fantomatique errante, elle appréhende le monde solitaire de l'enfance face à la folie des adultes, ce besoin incessant de guerroyer et de violence, ce monde des trahisons et des infidélités. Vive et rebelle, elle observe et entend les secrets dissimulés. Blanche est née, elle renaît loin de son père brutal et hautain. Elle s'ouvre aux bouleversements intérieurs, aux émotions intenses, quitte peu à peu son enfermement et se laisse porter par un amour inattendu. Elle entrevoit alors un souffle de connaissances élargies, un chemin vers la liberté et le bonheur serein et trouve réconfort et apaisement auprès de la Loue, sorte de Vouivre mystique qui a le don de parole et d'enveloppement infini. La rivière si belle, si lisse en apparence connaît aussi la fureur et les ruses des hommes et sait se venger des humiliations et des déceptions. Blanche écoute les murmures de l'eau presque maternels et entend son histoire. L'enfant explose et explore les tourments de sa jeunesse empreints de naïveté, de gravité et de violence. Elle est révélée à elle-même face au tumulte intérieur et ses tracas infantiles.
    « La cuisinière disait que, dehors, le monde entrait en confusion, que rien ne valait la féerie de l'enfance, que le mieux, pour se tenir à distance de ce siècle chahuté, restait de ne pas grandir, et que, chez elle, dans l'éclaircie, vous seriez à l'abri de l'orage qui grondait ».
    Après "Du domaine des Murmures", La Terre qui penche est le second volet des sept portraits de femmes que Carole Martinez consacre au Moyen-Age.